À l’occasion de la sortie de leur nouveau single « Game boy », le duo 21 Juin revient avec sincérité sur son parcours, sa nouvelle vie à la montagne, son envie de liberté artistique, son amour de la scène et son futur premier album attendu début 2027.
JustMusic.fr : On vous suit depuis vos débuts, alors forcément on est heureux de vous retrouver ! Déjà, comment allez-vous ?
21 Juin le duo : C’est gentil de demander, et merci de nous suivre depuis tout ce temps . Ça va, on est là ! Notre vie a beaucoup changé depuis le confinement, à plusieurs égards. Comme tu le sais, on vivait à Paris et, comme beaucoup de gens, on s’est retrouvés confinés à la campagne, à la montagne à la Clusaz. Et en fait, ça nous a énormément inspirés. On a écrit beaucoup de chansons à cette période-là et on a eu la chance de vivre face aux montagnes au moment où on sortait ces morceaux. Du coup, on a décidé de rester vivre là-bas.
Donc aujourd’hui, c’est un peu « 21 Juin version montagne » ! Hier encore, on était avec des potes agriculteurs en montagne pour amener les vaches de la ferme du bas vers les pâturages en altitude pour l’été. Voilà notre quotidien maintenant : il y a autant de musique que de moments passés à courir après les vaches dans la montagne !
Et c’est génial parce que c’est très différent de notre ancienne vie. On aime bien dire qu’on a deux vies parallèles, et on aime beaucoup cette dualité.
JustMusic.fr : Votre dernier single « Adieu tant pis » est disponible et le clip du titre a été tourné sur le lac d’Annecy. Pouvez-vous me présenter ce titre ?
21 Juin le duo (Manon) : Alors, c’est un titre qu’on a écrit il y a un an à La Rosière avec Tibz et Marc Parodi, à l’occasion d’une résidence avec notamment Casanova et Philippine, qui sont de grands potes à nous. On était tous ensemble là-bas et on a créé une chanson qui parle d’un parcours que vivent de plus en plus de gens aujourd’hui : tout plaquer pour aller faire ce qu’on aime vraiment.
Pour le clip, tourné sur le Lac d’Annecy, on avait envie de quelque chose de plus simple. D’habitude, on se prend beaucoup la tête sur nos clips avec Julien, avec des montages très cutés, très rapides. Là, on voulait au contraire laisser le temps aux images, faire quelque chose de plus introspectif et contemplatif. Et on s’est dit : quoi de mieux qu’un bateau et un lac, surtout quand on habite dans une région aussi incroyable ?
21 Juin le duo (Julien) : Il y a aussi beaucoup de symbolique dans cette chanson. « Adieu tant pis », c’est l’idée d’une seconde vie, le fait de tout quitter pour recommencer autrement. Et finalement, c’est exactement ce qu’on a vécu tous les deux. Avant, moi je travaillais à La Défense, j’avais une vie très conventionnelle dans l’événementiel. Puis on a tout quitté ensemble, nos jobs, pour vivre de la musique, par amour, il y a maintenant sept ou huit ans.
Aujourd’hui, on se rend compte qu’il y a beaucoup de gens qui se posent cette question-là, qui rêvent peut-être d’une autre vie sans toujours oser franchir le pas. On avait envie de parler de ça.
Et puis il y a aussi toute la symbolique du clip : Manon part sur un bateau — enfin, on part ensemble — mais ce bateau appartient à son parrain, qui l’a construit lui-même à la main. C’est d’ailleurs lui qui lui donne les clés dans le clip. On trouvait ça très beau, cette idée de partir symboliquement vers une seconde vie grâce à quelqu’un qui est là depuis sa naissance.
JustMusic.fr : Votre musique parle beaucoup des émotions humaines, des failles et de l’authenticité. Pourquoi est-ce essentiel pour vous de raconter « du vrai » ?
21 Juin le duo (Manon) : Très bonne question. Moi, je suis convaincue d’un truc : si on n’est pas vrai, ça ne fonctionne pas. Et je parle de la musique, mais aussi de tous les métiers. Avec Julien, on a longtemps essayé d’être très lisses, d’être comme on attendait qu’on soit. Mais ça ne marche pas mieux. Enfin… pas plus que quand on insulte les gens ! Non, je rigole.
Mais c’est vrai qu’il faut être soi-même. Ça fait tellement de bien de dire ce qu’on a envie de dire et de faire ce qu’on a envie de faire.
21 Juin le duo (Julien) : On dit souvent qu’il faut être aligné dans tout ce qu’on fait, quel que soit le métier. Et pour nous, la musique, c’est aussi une forme de thérapie. D’ailleurs, on a sorti un précédent EP qui s’appelait « En thérapie ». La musique nous permet d’exprimer ce qu’on vit, ce qu’on traverse.
Et quand les gens s’y retrouvent, ça nous touche énormément parce qu’on partage des histoires avec eux. Juste avant que tu arrives, on faisait un post sur TikTok à propos d’une autre chanson, Si je t’avais pas, sortie il y a deux ans. C’est une ballade qui parle de l’importance d’avoir quelqu’un avec qui partager les belles choses de la vie.
On s’est rendu compte qu’il y avait plus de 23 000 publications utilisant cette chanson. Donc on a voulu remercier les gens. Quand tu vois que des personnes s’identifient à ce morceau pour rendre hommage à leurs proches ou même à leurs animaux, c’est hyper touchant et gratifiant pour nous. C’est aussi pour ça qu’on écrit des chansons : pour essayer d’avoir un écho dans la vie des gens.
JustMusic.fr : Vous décrivez votre univers comme de la « pop à la française » avec parfois des touches plus rock. Comment définiriez-vous votre identité musicale aujourd’hui ?
21 Juin le duo (Julien) : Oui, aujourd’hui notre univers est très mélangé. Là par exemple, on sort un titre qui s’appelle « Game boy », disponible le 29 mai, et musicalement il est assez différent. On s’est amusés avec un côté plus rock, avec des guitares, des influences hip-hop jusque dans les batteries. Il y a même un passage rappé au milieu.
En fait, on a arrêté de se mettre des frontières. Enfin, on ne s’en est jamais vraiment imposé, mais au début de 21 Juin, c’était très « pop solaire » avec des ukulélés, des guitares acoustiques, un côté un peu électro… Et aujourd’hui, on se dit surtout : amusons-nous.
Dans « Game boy », on est partis dans un vrai délire où Manon me prend un peu pour son game boy, avec un côté girl power. Même musicalement, on s’est dit : « Vas-y, on tente tout, on s’éclate ».
Je trouve qu’aujourd’hui, la pop permet justement de tout mélanger. C’est devenu difficile de dire qu’un artiste fait uniquement de la variété, de la pop, du rap ou de l’électro. Tout se mélange et cette « pop libre », c’est génial.
En France, on a énormément de projets hyper créatifs musicalement. Nous-mêmes, on écoute beaucoup de musique et on adore découvrir des mélanges improbables : une batterie très rap avec une guitare étrange ou des synthés plus électro… Des choses qu’on ne faisait peut-être pas autant il y a quinze ou vingt ans, où il fallait absolument rester dans une case. Et ça, je trouve ça super aujourd’hui.
JustMusic.fr : Vous qui avez participé à « Eurovision France : c’est vous qui décidez ! », qu’avez-vous pensé de Monroe cette année ?
21 Juin le duo (Manon) : Ah, bonne question. Je vais être super franche parce que j’ai dit que j’allais être vraie. La première fois que j’ai entendu la chanson, j’étais vraiment déçue. Je me suis dit : « Waouh… mais qu’est-ce qui se passe ? C’est pas possible. »
Et puis franchement, quelle prestation ! Elle a assuré. Avec la chorégraphie, les danseurs et toute la mise en scène, la chanson a pris une autre dimension et j’ai complètement redécouvert le titre.
21 Juin le duo (Julien) : C’était surprenant au début, comme le disait Manon, mais justement très osé.
21 Juin le duo (Manon) : Oui, et elle avait tellement d’émotion en elle. J’ai trouvé la prestation vraiment canon, canon, canon. J’étais trop contente pour elle. J’espère qu’elle fera plein de choses après ça parce qu’elle a l’air fascinante. Elle dégage une vraie puissance.
21 Juin le duo (Julien) : C’est vrai que l’Eurovision, on regarde ça chaque année. Là, on a beaucoup parlé pendant l’émission, mais on a quand même bien suivi et c’était cool.
JustMusic.fr : Vous m’aviez parlé de collaborations, c’est vrai que vous en avez déjà fait avec pas mal d’artistes. Qu’est-ce que ces rencontres artistiques vous apportent ?
21 Juin le duo : Ouais, t’as raison. On aime bien travailler à plusieurs. D’ailleurs, quasiment toutes nos chansons sont écrites au minimum à trois. « Game boy », qui sort là, on l’a écrite à quatre avec un couple d’amis qu’on a rencontrés grâce à « Eurovision France : c’est vous qui décidez ! ». Depuis cette émission, on s’est fait plein de copains avec qui on est toujours proches comme Casanova, Philippine ou encore Pony X.
Cette chanson, on l’a écrite avec Clarence et Stella, qui est sa compagne et qui a une voix incroyable. Et ouais, on adore cette émulation à plusieurs. C’est génial parce que ça apporte d’autres ingrédients à notre duo.
Par exemple, Stella nous disait : « Venez, on fait une chanson un peu bad girl, badass. » Avec Manon, on s’est regardés et on s’est dit : « Vas-y, trop cool, on va se marrer. » Puis Clarence s’est mis à délirer sur certains passages et on s’est dit : « Ça, il faut le garder dans la chanson. »
On aime aussi écrire pour d’autres artistes. Ce qui est bien quand tu travailles avec d’autres personnes, c’est que tu ressens moins de pression par rapport à ton propre projet. Du coup, tu te sens plus libre et tu oses partir dans tous les sens.
D’ailleurs, au départ, on ne pensait même pas chanter « Game boy » nous-mêmes. On était juste en train de délirer entre copains en écrivant une chanson. Puis on s’est dit : « Attends… si c’était nous qui la chantions ? » On trouvait ça drôle, ce jeu entre le gars et la fille qui se chambrent.
Et finalement, c’est devenu une évidence. On dit souvent qu’on est un peu « un gars / une fille » dans la musique, donc « »Game boy » nous ressemblait totalement. On l’a fait écouter à notre attaché de presse radio, Laurent, ainsi qu’à notre manager, et ils nous ont dit : « Les gars, c’est un vrai délire, foncez ! » Donc on y est allés.
JustMusic.fr : Un an après la sortie de votre EP « Jamais deux sans trois », quel regard portez-vous aujourd’hui sur ce projet ?
21 Juin le duo (Manon) : Dans la continuité de ce qu’on est en train de dire, je pense qu’on a trouvé une liberté qu’on n’a plus du tout envie de lâcher aujourd’hui. Toutes les chansons qui arrivent maintenant sont dans des styles complètement différents… et en fait, on s’en moque.
Je pense que la musique a changé : aujourd’hui, on n’écoute plus forcément des albums entiers, on écoute des chansons, des playlists, des ambiances. Donc il ne faut plus se brider avec des cases ou une typologie précise. Il faut surtout se faire plaisir. On n’a pas le temps de s’embêter.
Et puis il faut être authentique, sincère. Les prochaines chansons seront très, très personnelles. On y parle de choses vraiment intimes.
Tu sais, parfois on entend des artistes dire en interview : « Là, c’est vraiment le disque de la maturité. » Et honnêtement, je crois qu’on finit tous par arriver à ce moment-là. Aujourd’hui, j’ai vraiment l’impression qu’on est plus matures dans notre musique (sourire).
JustMusic.fr : Vous m’en avez déjà parlé mais que pouvez-vous rajouter sur « Game boy » ?
21 Juin le duo (Manon) : Oui, c’est vrai que c’est un peu un délire entre deux couples parce qu’on a écrit cette chanson avec un autre couple. On a vraiment joué le jeu du couple qui se chamaille.
À la base, on s’était fait une réflexion : c’est fou comme certaines attitudes ne sont pas perçues de la même manière selon que ça vienne d’un homme ou d’une femme. Dans « Game boy », c’est la fille qui traite un peu son mec comme un jouet, comme un game boy. Et on s’est dit qu’en sens inverse, ça aurait probablement été beaucoup plus compliqué à assumer.
21 Juin le duio (Julien) : Du coup, on a voulu jouer avec ces injonctions-là, avec ce côté un peu féministe poussé à l’extrême, mais toujours avec humour. Et puis il faut dire qu’à la maison, c’est quand même un peu Manon qui porte la culotte !
21 Juin le duo (Manon) : Franchement, on est plutôt à 50/50…
21 Juin le duo (Julien) : enfin peut-être 70/30 pour elle quand même ! De toute façon, au final, ce sont toujours les femmes qui décident.
Et puis autour de « Game boy », on s’est vraiment amusés. On a tourné plein de petites vidéos qu’on a commencé à poster, où je joue le game boy de Manon dans des scènes du quotidien. On a poussé tout l’univers jeu vidéo à fond, même dans la pochette, avec ce côté « hommes contre femmes ».
Et surtout, on a trop hâte de jouer cette chanson sur scène parce qu’on ne l’a encore jamais faite en live. Je pense qu’on va vraiment s’amuser avec le public, faire la team hommes contre la team femmes… Ça va être un vrai moment de délire.
JustMusic.fr : Justement, après plus de 300 concerts, qu’est-ce que la scène représente aujourd’hui pour vous ?
21 Juin le duo (Manon) : C’est toute notre vie, la scène. Non mais vraiment, c’est la récompense de tout ce qu’on fait à longueur d’année. On peut passer trois mois compliqués, pleins de galères, et il suffit d’un concert de trente minutes pour se dire : « Ah… c’est pour ça qu’on fait tout ça. »
21 Juin le duo (Julien) : Typiquement, il y a un mois, on a joué au « Printemps de Bourges » et rien que de vivre ça, c’était un accomplissement énorme. Voir les sourires des gens, entendre le public chanter nos chansons, taper dans les mains… là tu te dis vraiment : « Ok, on fait ce métier pour ça. »
Parce que c’est un métier où il y a énormément de doutes. Tu passes beaucoup de temps seul à créer, à te poser des questions. Mais quand tu montes sur scène, tu récupères toute cette énergie-là. Et ça te relance pour la suite.
JustMusic.fr : À quand de nouveaux concerts ?
21 Juin le duo (Julien) : Là, cet été, on a plusieurs dates entre juin et juillet, notamment pas mal de festivals dans l’Ouest. Cette année, on va beaucoup jouer dans cette région-là, vers Royan ou encore Nantes.
C’est drôle parce que chaque année, on a un peu une « zone ». On essaye de regrouper les concerts géographiquement pour éviter de faire parfois 600 kilomètres entre deux dates. Donc cette fois, ce sera plutôt l’Ouest.
On va aussi jouer à Annecy à la rentrée pour la « Journée internationale de la paix » avec Imany. Ça devrait être un gros concert, je crois même qu’il sera télévisé.
Il y a un peu moins de concerts cette année parce qu’il y a moins de festivals et que certaines mairies organisent moins d’événements, notamment après les élections. Mais même s’il y a un peu moins de dates que l’an dernier, ce sont de très belles choses.
JustMusic.fr : Et ce premier album ?
21 Juin le duo (Julien) : Je pense qu’on va enfin le sortir début 2027. Il y a eu un petit décalage, mais ça y est, le premier album arrive enfin.
Aujourd’hui, on sort surtout des EPs ou des singles, mais nous on a énormément de chansons prêtes. Et on s’est dit qu’il fallait les sortir, qu’on n’allait pas les laisser dormir sur un disque dur à la maison.
Puis un album, ça reste une vraie étape dans une carrière. C’est un accomplissement important pour nous. On n’avait pas envie de sortir des EPs indéfiniment juste parce que c’est un peu la pratique actuelle. On voulait construire un vrai album, avec une histoire, un univers, quelque chose de cohérent du début à la fin. Donc on a vraiment hâte qu’il sorte.
21 Juin le duo (Manon) : Moi aussi, j’ai hâte. Et justement, pendant que Julien parlait, j’étais en train de réfléchir… Je pensais à Casanova qui avait fait un livre-album, et je me disais qu’aujourd’hui, l’enjeu, c’est peut-être de créer des albums qui ne soient pas « juste » des albums.
Je vais peut-être faire un peu vieille école, mais je trouve que l’objet album a vieilli et qu’il faudrait essayer d’y apporter autre chose, des petits détails en plus, une expérience différente.
Du coup, là, j’ai eu plein d’idées d’un coup, c’est pour ça que j’ai buggé ! On pourra dire que cette idée est née pendant une interview avec Vincent ! (Rires).
JustMusic.fr : Pour conclure, avez-vous un message à adresser à votre public ?
21 Juin le duo (Julien) : Déjà, remercier les gens qui nous suivent. Et notamment toi, parce que c’est vrai que tu nous suis depuis nos débuts, donc c’est très touchant. Merci aussi à toutes les personnes qui viennent nous voir en concert parce que, comme on le disait, la scène est essentielle pour nous. C’est le moment où on a un vrai contact direct avec les gens.
Bien sûr, il y a les réseaux sociaux, mais rien ne remplacera jamais la scène. Nous, après les concerts, on adore aller voir le public, faire des photos, signer des dédicaces… D’ailleurs, Manon est toujours obligée de venir me chercher parce que moi, je pourrais rester deux heures à discuter avec les gens !
21 Juin le duo (Manon) : Moi, j’aimerais leur dire de se faire une promesse à partir du moment où ils vont lire cette interview : essayer de mettre en place des choses pour faire davantage de trucs qu’ils aiment vraiment dans leur vie.
Je trouve qu’on se met énormément de contraintes, énormément de pression. Alors attention, ça ne veut pas dire tout quitter du jour au lendemain en mode : « Je pars en vacances toute ma vie ! » Mais je pense que c’est important de faire le tri et d’enlever petit à petit ce qui nous empoisonne le quotidien.
Ça peut être des petites choses : arrêter une activité qui ne nous plaît plus, prendre de la distance avec des personnes toxiques qui nous prennent notre énergie… Faire le tri, tout simplement.
21 Juin le duo (Julien) : Oui, faire ce qu’on aime, ça demande du courage mais ça vaut vraiment le coup. Nous, on a pris le risque de quitter nos CDI pour faire de la musique.
21 Juin le duo (Manon) : Mais ça peut être beaucoup moins radical aussi ! Il ne faut pas forcément tout plaquer. Juste apprendre à dégager les choses qui ne nous rendent pas heureux.
21 Juin le duo (Julien) : Le message écolo du soir : faites le tri dans vos vies !
21 Juin le duo (Manon) : Et parfois aussi dans vos potes ! (Rires)
21 Juin le duo : Merci Vincent.
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