INTERVIEW : Rencontre avec Pep’s

Pep’s a répondu à toutes nos questions concernant son nouvel et très bel album « Paris-Dakhla », lors d’une grande journée de promotion à l’hôtel Idol.

JustMusic.fr : Tu viens de sortir ton nouvel album « Paris-Dakhla ». Tu as écrit tes nouveaux titres lors d’un long périple. Peux-tu me raconter ce voyage, quels pays as-tu vus et quels endroits t’ont inspiré pour tes nouvelles chansons ?

Pep’s : J’ai été surtout au Maroc et j’ai fait beaucoup de route jusqu’au centre dans la ville de Dakhla. C’est une zone de glisse et on m’avait conseillé d’y aller. La première fois que j’y ai mis les pieds c’était en 2011. J’ai tout de suite été scotché et aujourd’hui j’ai même construit une maison là-bas (sourire). C’est la rencontre entre la culture africaine et marocaine, c’est un endroit très puissant en énergie. J’ai écrit la majorité des chansons au Maroc, mais je suis aussi allé en Nouvelle Calédonie, à Tahiti… Je suis également devenu papa entre temps. Ces 6 dernières années ont bouleversé ma vie.

JustMusic.fr : Pourquoi es-tu parti en voyage ?

Pep’s : Mon ex-femme est marocaine donc j’y suis allé la première fois avec elle pour découvrir sa culture. Après, je pense que c’est le voyage qui m’a choisi. J’étais épuisé après une grosse tournée et le fait d’être là-bas m’a ressourcé. Au fur et à mesure, j’ai cherché une terre pour construire ma maison et c’est devenu mon deuxième chez moi (sourire). C’est le hasard de la musique et de la vie qui ont fait que j’y suis allé car ce n’était pas une destination que je rêvais de découvrir. C’est à 4h de vol d’ici et c’est l’endroit le plus proche et le plus dépaysant que je connaisse. Musicalement, ce n’est pas très riche mais j’ai vraiment eu un coup de foudre avec le désert (sourire).

JustMusic.fr : Tu as travaillé avec Jean Lamoot, ainsi qu’avec des grands musiciens comme Guimba Kouyaté ou encore Moussa Koitia. Peux-tu me raconter ces collaborations ?

Pep’s : La première fois que j’ai rencontré Jean Lamoot pour le projet « Grand Océan », j’ai été très stressé mais le courant est tout de suite passé. Nous sommes devenus amis et il m’a proposé de bosser avec moi sur cet album alors que je n’avais pas de maison de disques. Il a fait le lien avec tout, puis j’ai rencontré les musiciens que tu as cités et tout s’est tout de suite très bien passé. Tout s’est fait au feeling et on a tout fait à l’ancienne de manière organique. Je pense que l’album ne prendra pas une ride au niveau de la production si on l’écoute dans 20 ans.

JustMusic.fr : Tu as d’ailleurs découvert un nouvel instrument le weissenborn. Qu’est-ce qui t’as plu en lui ?

Pep’s : J’ai commencé à en jouer depuis quelques années et c’est comme pour Dakhla, je suis tout de suite tombé amoureux (sourire). Comme j’avais plein de guitariste pour cet album, c’était pas mal d’avoir le weissenborn en parallèle. J’ai voulu fusionner les instruments et même sur scène, ça apporte quelque chose de fort au niveau du son.

JustMusic.fr : Peux-tu me présenter le premier single « Paris-Dakhla » ?

Pep’s : C’est une chanson festive et j’ai voulu mélanger le dialecte marocain avec le français. C’est un road trip avec plein de petites expressions marocaines et des clins d’oeil. Je trouvais que c’était sympa de mélanger les langues et c’est une belle dédicace aux sourires des marocains, mais également un petit clin d’oeil à la double culture de mes enfants (sourire).

JustMusic.fr : Pourquoi as-tu choisi Sam Esteve, le champion de France Junior de freestyle, dans ton clip ?

Pep’s : Je l’ai rencontré à Dakhla car il venait pour s’entraîner. Un soir j’étais avec des potes marocains et on a terminé la soirée à la maison. Une grosse amitié est née et c’était la première fois que je voyais ce freestyle. On s’est aussi amusé sur le Mont-Blanc car il y a un autre clip pour ce titre qui va arriver. C’est avant tout une histoire d’amitié et de bon délire (sourire).

JustMusic.fr : Il y a trois chansons qui ont un prénom comme titre. Qui sont Ismael, Elma et Alia ?

Pep’s : Ismael et Alia sont mes enfants, Elma veut dire l’eau en arabe et c’est aussi un prénom. Une personne qui habite au Brésil m’a contacté car elle s’appelle Elma et du coup, je vais y aller pour chanter (sourire). Alia a 2 ans et quand elle est née j’étais en studio. Je parle à ma mère au début, ensuite à mon ex femme et pour finir à ma petite fille. Je voulais retracer l’accouchement en musique. Je ne me suis pas dit que j’allais écrire des chansons sur mes enfants, mais ça m’est venu naturellement. Ce sont des histoires d’émotion car cet album est un carnet de route, et chaque chanson est une émotion. Il n’y a que de l’instinct sur ce disque et rien n’a été calculé.

JustMusic.fr : A quand la scène ?

Pep’s : Il y aura des concerts à partir de cet été, plusieurs dates, des festivals… Tout sera indiqué sur mes réseaux sociaux (sourire). Je suis content car ça fait longtemps que je n’ai pas fait une grosse tournée. Je vais chanter au Québec, au Maroc, au Mali et au Brésil. J’ai hâte de partir sur les routes pour le défendre.

JustMusic.fr : Tu as sorti plusieurs albums et un de tes plus gros succès est le titre « Liberta » (2008). Après toutes ces années que représente ce titre pour toi ?

Pep’s : C’est une chanson qui a traversé les années et la planète… Même les Kids United l’ont reprise (sourire). Ce titre a un peu écrasé toutes les autres, mais c’est de la folie ! Quand je suis allé à Tahiti les gens qui ont su que c’était ma chanson m’ont accueilli comme un roi car la chanson est mythique chez eux. Comme je dis souvent, on connaît « Liberta » mais pas « Pep’s » (rires). J’aimerais qu’il y en ait d’autres mais je suis très fier de tout ce qui s’est passé avec cette chanson. Je ne sais pas pourquoi mais « Liberta » a toujours parlé aux gens depuis toutes ces années, alors j’espère que j’aurai la chance d’en avoir une autre (rires).

JustMusic.fr : Que peux-tu ajouter pour donner envie au public de découvrir ce nouvel album ?

Pep’s : C’est un voyage musical et ce n’est pas dans l’air du temps. Ma maison de disques « Play Two » m’a laissé libre de faire ce que je voulais au niveau de la production. J’espère qu’il parlera au public et que je pourrai le jouer en live car il a été fait pour ça. Ce n’était pas la volonté de faire un album world, mais on a tout fusionné et ça a donné ce résultat. Si c’est un échec tant pis, mais pour moi ça ne le sera pas. Je ne me considère pas comme Gainsbourg, mais son album « Melody Nelson » n’avait pas marché à sa sortie et aujourd’hui c’est un incontournable. J’ai juste envie que mes chansons arrivent aux oreilles du public et que les gens puissent venir me voir en live. J’ai mis du temps pour le faire et j’ai tout fait avec sincérité. Je voulais être heureux d’écouter mon album et je le trouve abouti. Il n’est pas parfait, mais le plus important est que les gens ressentent les émotions des différents titres (sourire).

Retrouvez Pep’s sur Facebook, Twitter et Instagram.